13 Février 2019

Vega

En développant un lanceur léger dès 1998, l’Europe spatiale a préparé l’arrivée des satellites d’observation terrestre. Performant et fiable, le lanceur Vega s’est rapidement imposé dans son segment et complète aujourd’hui l’offre européenne de lanceurs pour l’accès à l’orbite basse et polaire.

Il fallait prendre le risque de mettre en place un lanceur à l’architecture entièrement nouvelle pour assurer les besoins d’accès à l’espace des satellites légers européens et commerciaux. Un défi relevé avec un développement dès 2000 et le premier décollage d’une fusée Vega en février 2012. Depuis, elle fait partie du paysage européen aux côtés du lanceur moyen russe Soyouz et d’Ariane 5, plus puissante, au Centre Spatial Guyanais à Kourou. Elle décolle par ailleurs de l’ancien pas de tir dédié à Ariane 1, ELA-1, entièrement reconfiguré au début du siècle pour ce lanceur léger.

Faisant appel à la propulsion solide qui est l’un des domaines d’excellence technologique du spatial franco-italien, Vega se compose de trois étages à propergols solides (P-80, Zefiro Z-23 et Z-9) et de l’étage supérieur AVUM à ergols liquides.

Vega s’est imposé avec une fiabilité reconnue dans le domaine les lancements de satellites d’observation terrestre et d’imagerie, avec 13 vols réussis sur autant de tentatives (2018). Le lanceur a démontré ses capacités sur une grande variété de profils : d’une mission suborbitale jusqu’à l’envoi d’une sonde scientifique à 1,5 millions de kilomètres de la Terre.

Le développement et la production de Vega sont sous maîtrise d’œuvre italienne confiée à Avio S.p.A, laquelle a fusionnée en son sein les activités système lanceur d’ELV S.p.A, (structure mise en place à l’origine du projet Vega et détenue à 70% par Avio et 30% par l’agence spatiale italienne ASI), toutefois le CNES a tenu un rôle prépondérant dans les premières phases du projet, notamment pour l’étude et le développement du moteur à propergol solide P80 (premier étage du lanceur).